Le push pull legs, ou PPL, répartit la musculation en trois séances : les mouvements de poussée, les mouvements de tirage et le travail des jambes. Cette organisation permet de savoir quels muscles entraîner à chaque passage en salle. Elle peut se pratiquer sur 3 à 6 jours par semaine, à condition d’ajuster le volume et la récupération plutôt que de multiplier les séances à tout prix.
Sommaire
Trois séances pour répartir les efforts sans oublier de muscles
Le principe du PPL consiste à regrouper les muscles qui participent aux mêmes familles de mouvements. Au développé couché, par exemple, les pectoraux travaillent avec les triceps et l’avant des épaules. Les réunir dans une séance push évite de solliciter fortement les triceps la veille d’un entraînement consacré aux pectoraux.
Testez vos connaissances sur le push pull legs
- Push : pectoraux, épaules, surtout leur partie antérieure, et triceps. On y retrouve les développés et les extensions de bras.
- Pull : muscles du dos, arrière des épaules, biceps et avant-bras. Les tirages et les rowings constituent la base.
- Legs : quadriceps, ischio-jambiers, fessiers et mollets, avec des mouvements de flexion des genoux et de charnière de hanche.
Cette répartition reste une convention pratique, pas une séparation étanche. Un soulevé de terre roumain sollicite aussi les muscles du dos pour stabiliser le tronc, même s’il trouve naturellement sa place dans la séance jambes. Les abdominaux peuvent être ajoutés en fin de séance selon les besoins, sans compromettre les mouvements principaux.
Le PPL facilite l’organisation, mais ne garantit pas à lui seul l’équilibre musculaire. Celui-ci dépend du choix des exercices, du nombre de séries et de leur exécution. Enchaîner de nombreux développés tout en négligeant les tirages reste déséquilibré, même avec un planning bien présenté.
Choisir sa fréquence avant de choisir ses exercices
Commencez par le nombre de créneaux que vous pouvez réellement tenir. Un programme régulier sur trois jours vaut mieux qu’un planning de six séances abandonné après deux semaines. Les exemples suivants servent de points de départ ; les jours de repos peuvent être déplacés selon vos contraintes.

| Disponibilité | Exemple de répartition | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 3 jours | Lundi push, mercredi pull, vendredi legs | Chaque famille est travaillée une fois par semaine. |
| 4 jours | Lundi push, mardi pull, jeudi legs, samedi push | Reprendre par pull la semaine suivante. |
| 5 jours | Lundi push, mardi pull, mercredi repos, jeudi legs, vendredi push, samedi pull, dimanche repos | Commencer la semaine suivante par legs. |
| 6 jours | Push, pull, legs, push, pull, legs, puis repos | Réduire le volume par séance si nécessaire. |
Sur quatre ou cinq jours, la rotation continue d’une semaine à l’autre. Recommencer systématiquement par push le lundi finirait par favoriser le haut du corps au détriment des jambes. Le cycle compte davantage que le calendrier.
Il existe parfois un fossé entre la semaine prévue et la semaine vécue. Pour éviter qu’une réunion ou un déplacement ne supprime toujours la séance jambes, raisonnez comme avec un marque-page : après une absence, reprenez simplement la séance suivante dans la rotation. Vous préservez ainsi la répartition des efforts, sans chercher à « rembourser » une séance manquée par deux entraînements rapprochés.
Trois séances types pour démarrer en pratique
Voici une base destinée à une personne sans contre-indication particulière, qui connaît les mouvements ou peut apprendre leur exécution avec un encadrement. Les séries indiquées sont des séries de travail, hors échauffement. Avant chaque séance, préparez les articulations concernées et montez progressivement en charge sur le premier exercice.
Push : pousser sans accumuler les développés
- Développé couché avec haltères ou sur machine : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
- Développé épaules sur machine : 2 séries de 8 à 12 répétitions.
- Élévations latérales : 2 séries de 12 à 20 répétitions.
- Extensions des triceps à la poulie : 2 séries de 10 à 15 répétitions.
Placez le mouvement prioritaire en premier, lorsque vous êtes le plus disponible. Si les épaules fatiguent fortement après le développé couché, réduisez le second développé plutôt que de dégrader le geste. La machine constitue une option valable : les charges libres ne sont pas obligatoires pour progresser.
Pull : associer tirage vertical et horizontal
- Tirage vertical à la poulie ou tractions assistées : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
- Rowing avec appui de poitrine : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
- Oiseau sur machine ou avec haltères : 2 séries de 12 à 20 répétitions.
- Curl des biceps : 2 séries de 10 à 15 répétitions.
Le tirage vertical et le rowing apportent deux directions de travail complémentaires. Gardez le tronc stable et choisissez une charge permettant de contrôler le retour. Si les biceps limitent tous les tirages, vérifiez la technique avant d’ajouter des exercices pour les bras.
Legs : travailler les genoux, les hanches et les mollets
- Presse à cuisses ou squat maîtrisé : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
- Soulevé de terre roumain avec haltères : 2 séries de 8 à 12 répétitions.
- Leg curl : 2 séries de 10 à 15 répétitions.
- Élévations des mollets : 3 séries de 12 à 20 répétitions.
La presse ou le squat ne remplace pas tout le travail de l’arrière des cuisses. Le mouvement de hanche et le leg curl complètent la séance. Pour débuter, allégez les charges et faites vérifier la charnière de hanche du soulevé de terre roumain avant de chercher à soulever davantage.
Progresser sans transformer chaque séance en test maximal
Choisissez d’abord des charges laissant environ deux répétitions possibles en réserve avec une technique propre. Reposez-vous suffisamment pour reproduire un effort de qualité : à titre de repère, environ deux à trois minutes sur les mouvements exigeants, et une à deux minutes sur l’isolation.
Appliquez ensuite une progression simple. Sur un exercice prévu en 3 séries de 8 à 12 répétitions, augmentez progressivement les répétitions. Lorsque vous atteignez 12 répétitions sur chaque série avec la même maîtrise, ajoutez la plus petite charge disponible, puis repartez vers le bas de la fourchette.
Notez les charges, les répétitions et la difficulté ressentie. Ne changez pas tous les exercices chaque semaine : garder des repères permet de distinguer une vraie progression d’une simple variation. Sur six jours, ne doublez pas automatiquement le volume prévu sur trois jours ; commencez avec moins de séries par séance.
Une baisse persistante des performances, une fatigue inhabituelle ou des gênes articulaires invitent à réduire temporairement la charge d’entraînement. Le sommeil et une alimentation suffisante soutiennent la récupération. Une douleur vive ou persistante nécessite d’arrêter le mouvement concerné et de demander un avis professionnel.
Le PPL est-il le bon choix pour votre niveau ?
Pour un débutant disponible deux ou trois jours, le full body mérite souvent la priorité. Travailler l’ensemble du corps à chaque séance permet de répéter plus régulièrement les gestes et rend une absence moins pénalisante. Le PPL reste envisageable si cette organisation vous plaît, avec peu d’exercices et un apprentissage progressif.
À quatre jours, un programme haut du corps/bas du corps, appelé half body, offre une répartition simple sans rotation sur plusieurs semaines. À cinq ou six jours, le push pull legs devient intéressant pour répartir le travail en séances ciblées, sous réserve de bien récupérer.
Par rapport à un split classique consacré à un muscle par jour, le PPL rassemble les muscles qui travaillent ensemble et peut faciliter leur sollicitation plusieurs fois dans la semaine. Il n’est toutefois pas supérieur par nature. Retenez surtout la formule qui permet de tenir vos séances, de progresser et de récupérer : ce sont ces critères, davantage que le nom du programme, qui doivent guider votre choix.
Mis à jour le 27 octobre 2026